jeu video : S.T.A.L.K.E.R (article) · 26 mars, 16:20
Une très jolie pièce ! C’est un jeu PC à atmosphère post-apocalyptique écrit par une équipe de développeurs basée en Ukraine.

C’est un mélange de FPS et de RPG, mais avec une prédominance FPS tout de même. Nous sommes donc à Tchernobyl en 2012 où vient d’avoir lieu une nouvelle catastrophe encore plus dévastatrice que celle de 1986. Dans toute la Zone, la nature est dérangée, des phénomènes étranges s’y produisent … un peu à la Half-Life mais en beaucoup plus sombre et réaliste. La topographie du lieu est une copie de la réalité.
Les stalkers sont ces gens qui viennent en mission dans la Zone pour découvrir ce qu’il s’y passe ou simplement rechercher des Artefacts, des objets mystérieux qui apparaissent près des zones à haute activité radioactives, et il se trouve que ces objets ont des propriétés bien particulières : portés à la ceinture ils peuvent par exemple améliorer la résistance d’un personnage ou accélérer la coagulation du sang. La plupart des Artefacts usuels donnent aussi lieu à un malus dans une ou des caractéristiques – le héros, notre stalker amnésique sera donc ammené à combiner ces objets pour obtenir les caractéristiques souhaitées, certaines étant plus avantageuses que d’autres. La Zone est divisée en plusieurs sous-zones, pour passer d’une zone à l’autre il y a un temps de chargement (assez long d’ailleurs). Il existe plusieurs faction de Stalkers, bien évidemment elles se tirent dans les pattes et il est d’ailleurs possible de prendre parti au cours du jeu mais ce n’est pas indispensable pour mener l’histoire jusqu‘à sa fin. Le côté RPG est assez léger dans le sens ou les dialogues restent limité et les compétences du personnages peu nombreuses. Il n’y a pas de système d’experience. Dans les quêtes proposées par les différents PNJ, on gagne des objets et de l’argent, argent qui finalement ne sert pas à grand chose car il n’y a rien d’avantageux à obtenir en troquant avec des PNJ par rapport à ce qu’on peut trouver sur les cadavres ou dans les placards au fin fond d’un laboratoire (par exemple :) ), ou par la récompense des quêtes elles-même.
On dispose d’un inventaire de 50Kg maximum, ce qui est assez peu à un certain stade du jeu et cela pousse le joueur à faire des compromis. Par exemple une combinaison, un pistolet et un fusil et quelques kit de premiers secours, des munitions et vous êtes déjà dans les 40kg, et il faut prévoir les objets de quêtes à emmener à différents endroits, parfois lourds.
Côté game-play pur, c’est donc à la première personne et le déplacement sur la GRANDE surface du jeu se fait en courant. Il y a une fonction pour accélérer la vitesse de course (assez spécial au premier abord). On apprend vite à connaitre le terrain et à éviter les différentes Anomalies (les phénomènes bizarres qui peuvent survenir sur votre chemin). Il y a une bonne panoplie d’armes, la plupart mécaniques à feu, assez réalistes, AK47, etc.
On s’y croirait, le vent, le ciel et la grisaille… brrrr ! Les avertissements sonores du compteur gégère et détecteur d’anomalie donne vite des frissons quand on approche un bâtiment suspect… sous la pluie avec une lampe de poche !
Au niveau de la conception on ressent bien l’aspect “droit au but” des développeurs. Pas de superflu: je n’ai pas dit léger ! Sur mon P4 2.4Ghz et 6600GT, ça rame sévère en 1280×1024 détails minimum. Intro minimaliste, pas de musique, uniquement des ambiances sonores. Les personnages parlent (audio) en Russe et sont traduit en français (audio + text) quand les dialogues sont propices à la bonne compréhension du déroulement de l’histoire.
Ce jeu là, c’est on aime ou on aime pas ! Déjà, il est assez difficile, surtout les deux premières heures (armes et armures de mauvaise qualité). Moi qui suit fan de Fallout, j’ai adoré ! L’interet du jeu va en grandissant avec le temps, et ça c’est déjà très fort : combien de jeu apporte un concept base qui se retrouve épuisé au bout de quelques heures ? On sera quand même déçu par la médiocrité des quêtes secondaires : allez tuer le soldat machin, tuez le zombie truc … Rien de passionnant ; mais la quête principale est vraiment prenante.
— Martin Hamant
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